3. L’immigration et la récession

Durant les Trente Glorieuses, l’économie française est en plein développement. La France a besoin de main d’œuvre. L’État fait alors appel à des travailleurs immigrés, souvent peu qualifiés, pour travailler dans l’industrie et le bâtiment. Venant d’Espagne, du Portugal puis du Nord de l’Afrique, ils logent dans des bidonvilles (jusqu’aux années 1970) avant de s’installer progressivement dans les cités (banlieue).

En 1974, la France s’inquiète de la récession et suspend l’immigration. Elle autorise toutefois le regroupement familiale en 1976.

A partir de 1974, France connaît une récession jusqu’à la fin des années 1980. Le chômage augmente et touche d’abord les jeunes sans expérience et les personnes peu qualifiées (notamment les immigrés).


A partir des années 1980, le chômage de longue durée apparaît et la pauvreté progresse. Dans les cités de banlieue, les jeunes sont très fortement touchés par le chômage et sont à l’origine d’émeutes urbaines.

Pour venir en aide aux personnes pauvres, l’État met en place un revenu minimum garanti pour tous (RMI, 1988). Des associations leur apportent également leur soutien (les Restos du cœur).

Vocabulaire

Récession : période de faible croissance économique.

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