2. Une République (plus) démocratique et sociale

En 1944, de Gaulle élargit le droit de vote aux femmes et leur donne le droit de se présenter à des élections.

Sur le plan économique, l’heure est à la reconstruction du pays. Le gouvernement engage des nationalisations dans les secteurs stratégiques (énergie, banques, transport). Il établit aussi un commissariat au plan qui fixe des objectifs de production.

Le gouvernement lance des réformes sociales. En 1945, il crée la Sécurité sociale pour protéger les salariés. De nouveaux droits sociaux sont inscrits dans le préambule de la constitution de 1946.

1. Un régime parlementaire

Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale (août 1944), le gouvernement provisoire de la République française (GPRF) dirigé par de Gaulle est mis en place dans un contexte social et économique difficile (villes détruites, pénuries). Le GPRF, constitué de Résistants, rétablit la République et annule les lois de Vichy. Les collaborateurs (Pétain) et les miliciens sont jugés et condamnés.

Une assemblée constituante est élue en octobre 1945 : les partis de la Résistance sont majoritaires (Parti communiste, SFIO, MRP). En 1946, une nouvelle Constitution est adoptée par référendum : elle instaure la IVe République.

La IVe République est un régime parlementaire. L’Assemblée nationale concentre l’essentiel du pouvoir : elle choisit le gouvernement et peut le renverser. Le Président joue un rôle secondaire.
De Gaulle qui souhaitait un président fort quitte le gouvernement.

Vocabulaire

Assemblée constituante : assemblée dont le rôle est de voter les lois et de rédiger une nouvelle Constitution.

Collaborateur : personne qui a soutenu l’occupant allemand.

Constitution : texte qui organise les pouvoirs dans un État.

MRP (Mouvement républicain populaire) : parti politique du centre, créé après la Seconde Guerre mondiale.

SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière ) : parti socialiste français.

Documents

Schéma : la Constitution de la IVe République