2. La Ve République après de Gaulle

En 1969, Georges Pompidou succède à de Gaulle et mène une politique dans le même style que son prédécesseur. En 1974, Valéry Giscard d’Estaing (droite non gaulliste) est élu. Il se présente comme un Président moderne qui veut répondre aux attentes de la jeunesse. Il abaisse le droit de vote de 21 ans à 18 ans.

En 1981, François Mitterrand (Parti socialiste) est élu : c’est l’alternance politique. Il mène des réformes économiques (nationalisation), sociales (5e semaine de congés payés, retraites à 60 ans) mais aussi sociétales (abolition de la peine de mort).

En 1986, la droite remporte les élections législatives (Assemblée nationale) alors que le Président (Mitterrand) est de gauche (Parti socialiste). On parle alors de cohabitation. Les pouvoirs du Président de la Républiques se limitent aux domaines de la politique étrangère et de la Défense tandis que le gouvernement (Premier ministre) mène la politique générale du pays.

La cohabitation devient quasiment une « norme » au cours des mandats présidentiels suivants. Cependant en 2000, sous Jacques Chirac, le mandat présidentiel est réduit de 7 ans à 5 ans et l’élection présidentielle est calée sur les élections législatives afin de limiter le risque de cohabitation.

Vocabulaire

Alternance politique : changement de majorité politique au pouvoir.

Cohabitation : période politique durant laquelle le Président et le gouvernement n’appartiennent pas au même bord politique. → Mitterrand (Président socialiste) et Chirac (Premier ministre de droite) en 1986.

Documents

– Schéma : Les Présidents et les Premier ministres français entre 1969 et 2002
Fiche EMC sur la Ve République (pdf)

1. De Gaulle installe la Ve République

Le régime de la IVe République favorise l’instabilité politique dans un contexte de crise (guerre d’Algérie) : l’Assemblée nationale renverse de nombreux gouvernements. Le général de Gaulle est appelé à la tête du gouvernement en 1958. Le Parlement lui donne les pleins pouvoirs pour trouver une solution à la crise algérienne et pour travailler sur une nouvelle Constitution.

La nouvelle Constitution est adoptée le 28 septembre 1958 par référendum : la Ve République est née. Les pouvoirs du Président de la République sont élargis. Il est élu par des grands électeurs et partage le pouvoir exécutif avec un Premier ministre. On parle de régime semi-présidentiel.

En 1962, de Gaulle fait renforcer le pouvoir présidentiel en faisant adopter par référendum l’élection du Président de la République au suffrage universel. En 1965, il gagne la première élection présidentielle au suffrage universel direct.

Pour De Gaulle, il est important que garder un direct avec les Français. Il organise ainsi des rencontres avec les Français, des conférences de presse, des référendums…

Suite aux manifestations étudiantes et aux grandes grèves de mai 1968, de Gaulle est mis en difficulté. En 1969, il démissionne suite au rejet par les Français de son référendum sur les régions.

Vocabulaire

Référendum : vote dans lequel les citoyens répondent à une question par « oui » ou « non ».

Régime semi-présidentiel : régime dans lequel le pouvoir exécutif est partagé entre un Président indépendant du Parlement et un Premier ministre responsable devant le Parlement.

Charles de Gaulle
Après avoir dirigé le GPRF (1944-1946), il devient le premier Président de la République française (1958).

2. Une République (plus) démocratique et sociale

En 1944, de Gaulle élargit le droit de vote aux femmes et leur donne le droit de se présenter à des élections.

Sur le plan économique, l’heure est à la reconstruction du pays. Le gouvernement engage des nationalisations dans les secteurs stratégiques (énergie, banques, transport). Il établit aussi un commissariat au plan qui fixe des objectifs de production.

Le gouvernement lance des réformes sociales. En 1945, il crée la Sécurité sociale pour protéger les salariés. De nouveaux droits sociaux sont inscrits dans le préambule de la constitution de 1946.

1. Un régime parlementaire

Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale (août 1944), le gouvernement provisoire de la République française (GPRF) dirigé par de Gaulle est mis en place dans un contexte social et économique difficile (villes détruites, pénuries). Le GPRF, constitué de Résistants, rétablit la République et annule les lois de Vichy. Les collaborateurs (Pétain) et les miliciens sont jugés et condamnés.

Une assemblée constituante est élue en octobre 1945 : les partis de la Résistance sont majoritaires (Parti communiste, SFIO, MRP). En 1946, une nouvelle Constitution est adoptée par référendum : elle instaure la IVe République.

La IVe République est un régime parlementaire. L’Assemblée nationale concentre l’essentiel du pouvoir : elle choisit le gouvernement et peut le renverser. Le Président joue un rôle secondaire.
De Gaulle qui souhaitait un président fort quitte le gouvernement.

Vocabulaire

Assemblée constituante : assemblée dont le rôle est de voter les lois et de rédiger une nouvelle Constitution.

Collaborateur : personne qui a soutenu l’occupant allemand.

Constitution : texte qui organise les pouvoirs dans un État.

MRP (Mouvement républicain populaire) : parti politique du centre, créé après la Seconde Guerre mondiale.

SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière ) : parti socialiste français.

Documents

Schéma : la Constitution de la IVe République

2. L’Union européenne dans le monde

L’Union européenne est la 2e puissance économique mondiale (derrière les États-Unis) : 21% PIB mondial (2017), 1ere puissance commerciale (15,6% des échanges mondiaux), marché de 500 millions de consommateurs, une monnaie forte (euro, 2e rang mondial), puissance financière (bourses de Paris et de Francfort), attractivité (IDE), FTN puissantes (Shell, Volkswagen, Carrefour…).

Elle bénéficie d’un fort rayonnement international : valeurs universelles (démocratie, droits de l’Homme, paix), aide au développement (+50% de l’aide mondiale), attractivité (étudiants, tourisme).

Toutefois elle reste une puissance inachevée : poids économique en recul face aux puissance émergentes (Chine, Inde), conséquences de la crise de 2008 (chômage), dépendance énergétique (Russie), crise migratoire (Syrie), division entre les États membres (politique étrangère, Brexit).

Vocabulaire

IDE (investissements directs à l’étranger) : argent investi par une entreprise dans un autre pays.

Documents

– La fiche de révision (PDF)

1. La France dans le monde

La France a une influence géopolitique grâce à son poids politique et diplomatique : Conseil de sécurité de l’ONU, rôle dans l’UE, réseau d’ambassades et de consulats. C’est aussi une puissance militaire : arme nucléaire, armée présente dans le monde entier grâce à ses territoires ultramarins, capacité de mener des opérations extérieures (Mali). Elle contribue enfin à l’aide au développement mondial (4e rang en 2018).

La France est aussi une grande puissance économique (7e rang mondial). De grandes firmes transnationales (FTN) françaises sont de rang mondial : Totale (énergie), AXA (assurance), PSA (automobile). Elle exploite le deuxième espace maritime mondial (ZEE).

Sur le plan culturel, la France rayonne grâce à la langue française (300 millions de francophones dans le monde, francophonie) et aux arts (cinéma, musique électronique). Elle est aussi connue pour son art de vivre (gastronomie, mode, luxe) qui la rend attractive (tourisme, étudiants). C’est aussi le pays des droits de l’Homme.

Toutefois, la France reste une puissance moyenne derrière les États-Unis et recule face aux puissances émergentes (Chine, Inde).

Vocabulaire

Firme transnationales (FTN) : grande entreprise qui a des activités dans plusieurs pays.

Francophonie : communauté qui utilise la langue française au quotidien.

ZEE (zone économique exclusive) : espace maritime qu’un État côtier a le droit d’exploiter comme il le souhaite.

Documents

– La fiche de révision (PDF)

2. La place de la France dans l’UE

La France est l’un des pays fondateurs de l’Union européenne et s’investit fortement dans son fonctionnement : Parlement européen à Strasbourg, programmes européens (Erasmus+…).

Les liens économiques entre la France et l’UE sont forts. La puissance économique française (7e rang mondial, 3e rang européen) est un atout pour l’UE tandis que le marché européen est essentiel pour les relations commerciales de l’hexagone.

L’intégration européenne permet à la France de développer certains secteurs d’activité comme l’aéronautique (Airbus) ou l’agriculture (PAC) mais bénéficie également aux territoires isolés grâce aux politiques régionales de cohésion de l’UE (FEDER).

Sur le plan géographique, la France tient une position privilégiée de carrefour en Europe de l’Ouest de mieux en mieux connectée à ses voisins (TGV, autoroutes). De plus, elle se situe sur un axe maritime majeur (Northern Range). Enfin, les régions transfrontalières sont des espaces d’échanges et de coopération dynamiques (Eurorégions).

Vocabulaire

Eurorégions : espace frontalier dans lequel les collectivités territoriales de pays voisins tendent à coopérer ensemble.

Politiques de cohésion : politique économique et sociale dont l’objectif est de réduire les inégalités de développement entre les régions.

Documents

La fiche de révision du chapitre 1 (PDF)

1. L’Union européenne, un territoire de référence

En juin 2019, l’Union européenne regroupe 28 États. C’est avant tout un vaste marché commun qui permet la libre circulation des marchandises, des services et des capitaux.

Il existe un sentiment d’appartenance à l’UE qui s’appuie sur la liberté de circulation des personnes (espace Schengen) et la monnaie unique (zone euro). De plus, les Européens partagent des valeurs communes comme la démocratie et les Droit de l’Homme. On parle ainsi de territoire de référence.

L’Union européenne met en place des politiques communes en apportant une aide financière pour corriger les inégalités territoriales (FEDER) ou soutenir l’agriculture (PAC). Le programme d’échanges d’étudiants Erasmus est un succès qui favorise le sentiment d’appartenance à l’UE.

Malgré ces efforts, les disparités subsistent entre les territoires intégrés à la mondialisation (Mégalopole européenne) et les régions isolés et certains Européens rejettent le modèle en place (Brexit, 2016) ce qui pose la question de l’avenir de l’UE.

Vocabulaire

Espace Schengen : espace de libre circulation des personnes entre certains États européens avec une frontière extérieure renforcée.

FEDER (Fonds Européen de Développement Régional) : organisme de l’UE qui finance des aménagements et des projets de développement pour corriger les inégalités entre les territoires.

Marché commun : espace de libre circulation des marchandises avec une frontière extérieure commune.

Mégalopole européenne : région d’Europe qui concentre une forte population et des activités économiques nombreuses (= richesse).

PAC (Politique Agricole Commune) : politique de l’UE qui vise à aider les agriculteurs et à développer une agriculture moderne.

Zone euro : ensemble des pays qui ont choisi l’euro comme monnaie unique.

Documents

– Carte : Les Etats-membres de l’UE

– Carte : L’organisation territoriale de l’UE

– Exercice : L’organisation territoriale de l’UE (PDF)

La fiche de révision du chapitre 1 (PDF)

DNB. Le développement construit

Pour réussir le développement construit, tu dois :
– apprendre tes leçons régulièrement
– savoir organiser ta pensée
– savoir rédiger en utilisant un vocabulaire spécifique

1. La consigne

L’exercice se présente généralement ainsi : 

« Sous la forme d’un développement construit d’une vingtaine de lignes, expliquez/montrez… »

→ un développement construit = rédaction organisée :
– une introduction
– plusieurs parties (2 ou 3 selon le sujet)
– une conclusion

→ une vingtaine de lignes : écrire +/- 20 lignes (moins d’une page)

2. Analyser le sujet

→ lire attentivement le sujet

→ repérer
et surligner les mots importants :
– les mots qui permettent de cadrer le sujet : repères temporels (quand ?) et spatiaux (où?), acteurs (qui ? quoi ?)…
– les mots qui posent le problème (quelle est la question ?)

NB. C’est une étape essentielle pour éviter le hors sujet !

3. Utiliser un brouillon

Le brouillon est une pièce maîtresse de l’exercice.

Sur le brouillon tu vas :
→ préciser le contexte :
– tu notes les repères (quoi ? quand ? où ? qui ?)
– tu expliques les mots importants du sujet


→ organiser tes idées :
– tu mobilises les connaissances qui répondent au sujet (= mots clefs, idées, exemples…)
– tu regroupes tes idées par thèmes (= titre des parties)
– tu fais un plan détaillé (et logique)


→ rédiger l’introduction et la conclusion

4. L’introduction

→ tu la rédiges au brouillon !
→ tu présentes le sujet avec tes mots (= reformulation) :
– en précisant certains termes (= définition)
– en rappelant le contexte (quand ? où ? quoi ? qui ?)

→ tu poses la problématique = la question à laquelle tu dois répondre
→ tu annonces ton plan (= tu présentes les titres de tes parties dans l’ordre)

5. La conclusion

→ tu la rédiges au brouillon !
→ tu réponds à la question posée dans l’introduction = tu résumes les principales idées que tu as développées
→ tu ouvres sur une nouvelle idée (si tu peux…)

6. Le développement (= les parties)

→ tu organises ton travail

tu sautes une ligne après l’introduction
– tu suis l’ordre du plan préparé au brouillon
1 idée (argument) = 1 paragraphe
– tu vas à ligne quand tu termines un paragraphe
tu sautes une ligne entre les parties
– tu laisses un alinéa (= un espace) au début de chaque partie

→ tu rédiges

– tu commences ta partie par une « phrase titre »
– tu fais des phrases courtes et simples
– tu utilises un vocabulaire spécifique (= mots de vocabulaire du cours)
– tu utilises des mots de liaison (= connecteurs logiques)
– tu fais attention à l’orthographe !